Le désert
Viens et peuple moi.
Remplis le vide laissé par mon âme qui n’existe plus.
Tire moi du vide qui m’entoure et redonne moi la vie que je n’ai jamais eu.
Viens, tends ta main sur le désert de ma peau et peuple moi.
Sois ma résurrection et offre moi le solstice éternel.
L’instant ou la mort se confond avec la vie.
Il y a tellement de chose que je ne sais plus dire, des mots que j’ai désappris d’autre que je n’ai jamais su prononcer. Mais mon corps les connaît si bien, si tu savais.
Viens et il te les dira toutes.
Il pourra te raconter les nuits solitaires, les rêves vides qui se jettent dans la clarté du matin naissant. La présence entêtante de l’absence et cette tristesse qui me poursuit depuis que je suis.
Viens près de moi et peuple moi.
Je veux entendre le son de ton souffle comme le vent sur les prairies de mon corps,
sentir ta pluie ruisseler sur mes vallées,
et la chaleur du soleil de ton corps sur mes étendues froides.
Viens ne me laisse pas si désert plus longtemps.
Sois Dieu.
Recrée le monde sur ma peau.
En sept, neuf ou plus de jour qu’il n’en faut.
Viens et peuples moi.





